Le canote

Le bateau est un Océanis 361, fabriqué par Bénéteau. Il est de 2000, ce qui lui confère la majorité.

Il y a eu plusieurs versions différentes, modulant sur deux longueurs de quille et deux ou trois cabines. Le notre a 1,53 mètre de tirant d’eau (la quille descend à 1,53 m sous l’eau) et dispose de 3 cabines, au prix d’une cuisine un peu plus petite et d’un coffre extérieur moins volumineux.

Caractéristiques

  • Constructeur : Bénéteau
  • Architectes : Berret – Racoupeau
  • Longueur de coque : 10,80 m
  • Largeur : 3,80 m
  • Tirant d’eau : 1,53 m
  • Longueur de flottaison : 9,48 m
  • Déplacement lège : 6055 kg
  • Déplacement en charge : 8165 kg
  • Lest : 1900 kg (le poids de la quille)
  • Moteur : Yanmar 3GM
  • Puissance : 30 cv
  • Réservoir de Gasoil : 75 l
  • Réservoir d’eau : 170 + 140 l

Visite guidée

En descendant dans le bateau, on trouve à babord le coin cuisine, un équipement indispensable pour remonter le moral de l’équipage. Ceci dit, lorsque ça remue bien, préparer à manger est une activité plutôt acrobatique. La gazinière est montée sur cardan pour rester droite même lorsque le bateau gite.

La cuisine avant la préparation au voyage

À tribord, le coin toilette dispose d’un wc, d’un lavabo et d’une douche. L’endroit est plutôt spacieux en comparaison des bateaux de cette taille. Nous ne nous servons pas de la douche, car soit nous prenons notre douche au port, soit en traversée la quantité d’eau est limitée et il n’est pas question de prendre de douche. Celle-ci est encombrée de matériel divers.

Le wc
La  douche et le lavabo

Devant la cuisine, il y a une sorte de petit bureau, qu’on appelle table à carte. C’est l’endroit où le navigateur consulte ses cartes marines afin de faire les choix de route, en fonction des cartes, de la météo, des courants, de l’âge du capitaine, etc. Sur Nanuk, il n’y a plus de cartes papier, elles sont maintenant stockées dans un ordinateur. À la table à carte, on trouve également un GPS pour savoir où l’on est, une VHF pour discuter avec les bateaux à proximité, un baromètre, le tableau électrique et tout un tas d’autres bricoles. C’est l’endroit où le capitaine use le plus ses fonds de culotte.

La table à cartes, qui n’a pas eu de grosses modifications pour le départ.

Ensuite, on trouve le carré, on y mange, les enfants y font leurs devoirs, on y regarde des films, on y fait la sieste. C’est un peu le salon et la salle à manger du bateau. Tout l’espace sous les planchers et les banquettes est rempli de bouteilles d’eau et de victuailles en prévision de la traversée Atlantique.

Le carré, la photo a été prise avant l’achat du bateau par l’expert maritime

On a presque fait le tour de l’intérieur, il ne reste plus que les chambres, heu, non, on dit cabine. Notre fier navire en a trois, ce qui est indispensable car, c’est bien connu, on ne peut pas laisser deux teenagers dans la même cabine. Les parents occupent la cabine avant, et les enfants celles de l’arrière. Attention de bien fermer les hublots en navigation !

La couchette de la cabine avant, attention aux coups de pieds !

Et si nous allions jeter un œil à l’extérieur ? Lorsque l’on sort du bateau, en utilisant l’échelle de descente, on arrive dans le cockpit, un endroit équipé de banquettes pour s’asseoir, protégés du vent et des embruns par une capote en tissu, et  du soleil par un bimini. On y trouve aussi un élément important du bateau : la barre à roue. Celle-ci est peu utilisée au grand large, car c’est surtout le pilote ou le régulateur d’allure qui barre le bateau tout seul comme un grand.. On trouve aussi dans le cockpit des coffres extérieurs qui permettent de stocker le canot de survie, l’annexe, le moteur hors-bord, les aussières et autres cordages, le matériel de pèche et de baignade, la rallonge de quai, des tuyaux d’arrosage et tout un bric-à-brac indispensable.

Le cockpit, avec la barre à roue en premier plan.

Tout à l’arrière du bateau, il y a la jupe. On y accède facilement depuis le cockpit, et de par son accès à la mer, on pourra piquer une tête dans l’eau à 25° des Antilles. C’est aussi un élément de sécurité important, car il est plus facile d’y hisser à bord un homme (ou une femme) tombé à la mer.

La jupe, pratique au port pour circuler et au mouillage pour la baignade !

Reste le pont du bateau, constitué des passavants et de la plage avant. C’est un endroit de circulation et de manœuvre, surtout pour effectuer des opérations délicates, telles qu’envoyer le solent ou prendre des ris.

Le pont, vu de l’avant