Petit pays, je t’aime beaucoup

Notre escale à Mindelo, la ville principale de l’île de Sao Vicente, une des dix îles de l’archipel du Cap Vert, touche à sa fin. Nous ne regretterons pas le changement d’itinéraire, et serions bien restés plus longtemps, mais l’appel de la mer est le plus fort.

La marina de Mindelo

La marina de Mindelo est récente. Elle a été créée par deux Allemands il y a quelques années. Mais la baie de Mindelo comporte également un port de commerce et un petit port de pêche. Et beaucoup de voiliers restent au mouillage.

La marina de Mindelo est la seule de tout le Cap Vert, si bien qu’elle est un point de rassemblement important, tous les voiliers de voyage qui vont aux CaraÏbes y font escale. Cela crée une ambiance très animée, car pratiquement tous les voiliers sont habités, et il y a énormément de français.

Un truc vraiment sympa à la marina est le bar flottant, le floating bistrot, on y prend son petit dèj, on y mange et on y boit, et surtout, on rencontre des gens et on discute de navigations, de bateaux et autres aventures maritimes.

Mindelo, une ville culturelle

Chaque île du Cap Vert a sa ou ses spécialités. Mindelo, la deuxième plus grande ville du Cap Vert, en est la capitale culturelle. Aussi, les arts et la musique y sont bien plus présents que dans les autres villes de l’archipel. Et puis, n’est-ce pas là que vivait Césaria Evora ?

Un espace culturel, Quintal das Artes, une répétition de MindeloSamba (école de percussions), pour le carnaval de début mars.

Les spécialités du Cap Vert

La première chose que l’on a mangé est la cachupa, c’est vraiment le plat national du Cap Vert. Les ingrédients de base sont le maïs et le haricot sec, auxquels sont ensuite ajoutés d’autres légumes/viandes/poissons. On peut la manger à n’importe quel repas, même au petit déjeuner.

La Caïpirinha, est un cocktail à base de rhum, de citron vert et de sucre de canne. On en aura consommé une quantité tout à fait honorable durant notre séjour à Mindelo, heureusement que les enfants nous surveillaient.

Autre chose que nous avons adoré, ce sont les pastiéis de nada. Ce sont des sortes de petits flans portuguais, avec de la pâte feuilletée et une garniture crémeuse. C’est délicieux, et rien que pour eux, on resterait bien un peu plus longtemps.

Bien sûr, on ne peut pas faire l’impasse sur le rhum (appelé « grogue »), production locale du Cap Vert, et plus particulièrement de l’île de Sao Antao. Contrairement à la caïpirinha, nous en avons fait un usage tout à fait modéré.

Grogue, ça veut dire rhum en Cap Verdien.

Les rencontres

Durant notre séjour au Cap Vert, nous avons fait connaissance avec une quantité incroyable de marins (hommes et/ou femmes), chacun avec sa propre histoire. Il est même difficile d’aller au bout du ponton sans faire d’arrêt discussion. Et un trajet de 2 minutes prend généralement largement plus d’une demi-heure.

Le catamaran Mia part pour la transat, tandis que Jean, sur son joshua jaune en ferrociment, attend sa femme pour partir au Sénégal.
Vent sucré va faire un long périple jusqu’à Nouméa, où habitent Jean-Philippe et Jocelyne, ses propriétaires.
A deux en transat sur un sangria de 7,50 mètres, ce n’est pas spécialement facile, mais un bébé de 7 mois à bord complique sérieusement les choses.

En plus des équipages formés dès le départ, il y a un nombre très important d’équipiers de fortune cherchant un embarquement, qui pour les Antilles, qui pour le Brésil, voire l’Afrique. Nous en avons rencontré beaucoup, et leurs expériences sont souvent très riches, bien que pas toujours faciles.

Nathan et Fanny, après avoir logé sur un superbe trimaran, vont transater sur un trismus, monocoque conçu pour les grands voyages.
Roman, sur le catamaran Mia, est un équipier parfait pour ses compétences en mer et ses facilités de contact au port.

Calypso décore l’annexe

Nos amis du bateau Eilean ont décoré leur annexe. Nous avons trouvé ça très sympa, et en plus, cela peut rebuter (un peu) les voleurs. Calypso a ressorti les pots de peinture achetés pour la fresque aux Canaries et s’est mise à l’ouvrage de bon cœur

Caly en pleine action
Caly attaque le coté babord de l’annexe

Sao Antao

Sao Antao est la première île que nous avons aperçue en arrivant au Cap Vert. Il faut dire qu’elle est très élevée et donc visible de très loin.

Un matin, nous avons pris un ferry pour aller visiter ses paysages grandioses. Nous ne sommes restés qu’un seul jour, et sommes rentrés un peu frustrés, car il aurait fallu y passer plusieurs jours, et randonner pour en apprécier toutes les saveurs. Malgré cela, notre guide Lenyn n’était pas avare de renseignements et ses connaissances nombreuses ont pu satisfaire notre curiosité.

Pour ceux qui cherchent un coin tranquille, nous conseillons le village de Coculi.
La vallée de Ribeira Grande
C’est Laurence qui est petite ou la nature qui est grande ?
È pericoloso sporgersi
La famille Guibert-Lodé pose pour la photo. Vous pouvez reculer ? encore, encore un peu ….
En remontant du cratère
C’est plus haut que le mât du bateau. Il faut dire que les îles du Cap Vert sont d’origine volcanique.
Laurence et Calypso examinent les plans d’aloe vera (souvent en fleur) qui bordent la route de la Corda. On remarque au passage que celle-ci est entièrement pavée de pierres volcaniques.
Qui est-ce (cochez la bonne réponse) ?
1. Hulk atteint de jaunisse ;
2. Chuck Norris cherchant du papier toilette;
3. Titouan Guibert-Lodé préparant une sale blague à sa sœur;
4. Un pancake qui fait de la musculation.

A la playa

On ne peut pas partir sans aller à la plage, tout de même. Il n’y en a pas beaucoup à Sao Vicente, mais ça vaut vraiment le coup d’y aller. La plage de Sao Pedro est adossée à un village de pécheurs, qui, en l’absence de port, hissent leurs canots de pêche directement sur la plage.


Sao Pedro, un village de pêcheurs
Oh Hisse

Mais le plus incroyable, ce sont les tortues qu’on cotoie en nageant, comme si de rien n’était. Elles sont protégées et n’ont pas peur de l’homme. C’est assez incroyable de pouvoir nager à coté d’elles, d’autant que ce ne sont pas des petits morceaux, elles font facilement un mètre de longueur.

On passerait des heures à suivre les tortues.

Bon, c’est pas tout ça…

Mais on a une transat à faire, bon sang, et voir les autres bateaux partir finit par donner le bourdon. Alors branle bas de combat, tout le monde sur le pont. On fait les appro, on remplit les réservoirs d’eau, une dernière caîpirihna au bar flottant et en route pour la traversée de l’Atlantique.

A bientôt, de l’autre coté de l’océan.

10 réponses sur “Petit pays, je t’aime beaucoup”

  1. Pendant votre escale au cap vert, j ai appris qu une amie de Perpignan venait d y atterrir. Je lui ai demandé de vous « chercher » (en lui envoyant des photos de vous pour l aider) afin de vous passer notre bonjour et faire une photo souvenir… Elle vous a effectivement cherché dans les rues, puis s est rendue à la marina avec le nom du bateau. Malheureusement on vient de lui annoncer que vous étes partis ce matin!!!
    Snif…surprise loupée.
    En tout cas, chouette récit et bonne continuation.

  2. Merci pour ces belles images !
    On voit qu’au Cap Vert aussi les Gilets Jaunes se font entendre !

    Bonne traversée, bises à tous
    Bernadette et Serge

  3. Splendide!!! Merci de nous faire partager vos superbes photos. On a l’impression d’y être. Grosses bises à vous 4.
    PS: Félicitation a Cali pour son Nanuk2;)

  4. Quelle belle escale … vous avez du vous régaler, tant par les paysages, les rencontres que par la gastronomie…
    Bonne et belle traversée jusqu’aux cocotiers !!!

    Bises à tous

  5. C’est un plaisir de suivre votre périple.
    Merci de partager ces beaux moments. Et de nous faire nous évader avec vous.

    Et c’est avec retard que je vous souhaite mes meilleurs voeux pour la nouvelle année!

  6. Avec Hedic, nous suivons vos aventures depuis le début bien que nous ne sommes pas très habitués à laisser des commentaires. Votre aventure semble magnifique ! Nous vous souhaitons de bien profiter de toutes vos découvertes et de vos rencontres et nous avons hâte de vous revoir d’ici quelques mois !
    À bientôt !

    Hedic et Philo

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